L'arrêt

par Anacoreta
La neige brise
les paroles de l'asphalte
endormie.


A la fête nocturne, personne
ne vient les mots sont couverts d'ennui
sur les touches
d'un ciel d'ivoire.


Les rayons paisibles détruisent les phrases.


On regarde les réverbères

rêver des étoiles

en haillons sur les corps.


Rendez-vous à la lumière

faite des dernières lettres

jetées à l'eau.


Pour que la pluie récite

ses prières de sang

on s'ouvre les mains blanches
sur les lignes de bus

en attendant le signe

d'un passant muet.